Idée balade : La chapelle Saint-Patern à Malguenac

Chapelle St Patern © M. Langle - OT pontivy communauté

A 10 minutes à l’ouest de Pontivy, nous voici à Malguénac pour une balade de 13 km à travers une terre de landes et de bois, qui a traversé les siècles tout en gardant ses paysages authentiques : de nombreux vestiges préhistoriques, du Néolithique à l’âge de Fer, y ont été retrouvés. Ce fut aussi un repaire chouan pendant la Révolution.

Départ de Malguénac, à l’ouest de Pontivy

Malguénac est le point de séparation des cours d’eau. Le ruisseau de Stival se jette dans le Blavet ; les autres alimentent la Sarre, plus à l’Ouest. Le bois du Sence a été planté pour la protection du captage d’eau : des panneaux expliquent le cycle de l’eau et dévoilent l’essence des arbres aux promeneurs curieux.
Plus loin, en traversant le village de Bauzo, de très vieilles maisons se laissent découvrir, avec leurs puits, leurs fours et une ancienne ferme datée de 1607 où figure un calice sculpté et une inscription.

Enfouie dans les bois à flanc de coteau, voici la chapelle Saint-Patern, dédiée au premier évêque de Vannes, représenté à l’intérieur sous la forme d’une statue de bois du XVIIIe siècle. L’édifice, en forme de croix latine arbore une très belle charpente, dont la partie la plus ancienne remonte à 1500. La sacristie date quant à elle du XVIIe siècle. Le banc de pierre dans le chœur est l’indice certain du caractère gothique de l’ensemble. Le clocher actuel a été reconstruit en 1927, avec des pierres de la chapelle Saint-Nicolas, effondrée sept ans plus tôt.

Découverte de vestiges gallo-romain à travers le bois de Kerizouët

En traversant le bois de Kerizouët, les promeneurs aperçoivent depuis le chemin une croix monolithe en granit, mesurant 2 m de hauteur et posée sur un socle circulaire. Elle date certainement du Haut Moyen Âge. Sur le chemin, on remarque aussi une pierre creusée à deux reprises : il s’agit d’un vestige gallo-romain.

La balade se poursuit devant les anciennes dépendances du château de Moustoir Lan. Il s’agissait de l’une des 2 seigneuries les plus influentes sur la commune. En 1791, ces bois étaient occupés par 200 brigands, souhaitant s’établir au château. Nullement inquiet de cette situation, le propriétaire des lieux devient alors suspect au gouvernement et ses biens sont en partie saisis. Il devra plus tard les racheter à la République.

Après cette promenade enrichissante, il est temps de revenir vers le bourg…

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